Loïs Cordisco, jeune restaurateur, tient la friterie du Parc, bien connue des habitants de la région.  Juste en face du parc de Beaumont, elle est appréciée pour la qualité du service. Nous sommes partis à la rencontre du gérant.  Il nous décrit ses journées, ses études mais aussi les spécificités du métier.

Une interview de Nathan Tassin, élève de 3eaudiovisuel.

 

 

 

Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Cordisco Loïs, j’ai trente ans, je suis marié depuis un an maintenant, j’ai une petite fille de deux ans et j’exerce depuis un an et demi sur Beaumont. J’ai quatorze ans de métier en restauration et j’ai décidé de faire des frites.

Qu’avez-vous fait comme études ?
J’ai fait des études de comptabilité dans un premier temps et ensuite je me suis dirigé vers la restauration. J’ai été diplômé en restauration à Carnières et après, j’ai directement commencé à travailler.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la cuisine ?
La cuisine tout d’abord, ça a été une passion. J’ai commencé à travailler en banquet et réception. J’ai accroché directement pour le contact avec la clientèle, on a énormément de plaisirs et de satisfactions.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans une friterie ?
La friterie, ce n’était pas une vocation en soi.  J’ai commencé par la cuisine car je suis cuisinier de métier, ensuite je me suis occupé un peu de la salle, ensuite j’ai été responsable de salle.  La friterie, c’est un petit échappatoire pour être son propre patron à l’ heure actuelle parce qu’ouvrir un restaurant, ça coute énormément d’argent.  Il faut prévoir énormément de personnel.  La friterie, on peut se permettre d’ assumer le service donc c’est encore l’occasion de se lancer à son compte à l’heure actuelle.

Quels sont vos préparatifs pour la journée ?
Le matin, on se lève aux alentours de 8h00, on va chez le boulanger, chez le boucher chercher les viandes du jour. On arrive sur place aux alentours de 9h30, on commence les pré-cuissons des frites, on découpe des crudités, puis c’est la mise en place des cornets de frites, l’ajustement des graisses de cuissons et la préparation du comptoir frigo.  Voilà, on commence le service à partir de 11h30 jusque 14h00 et après, on recommence de 18h00 jusqu’à 22h00 la semaine et 23h00 le week-end.

Qu’est ce qui fait le secret d’une bonne frite ?
Le secret d’une bonne frite, c’est déjà une bonne pomme de terre ! La patate numéro un pour la frite, c’est bien évidemment la Bintje. On ne peut pas la travailler à toutes les saisons parce qu’il  faut savoir qu’au mois de septembre, on passe un petit peu aux nouvelles frites parce que les anciennes deviennent un petit peu sucrées donc on doit trouver une parade avec la pomme de terre Arly. Après, il faut une bonne graisse de bœuf, faire attention au roulement des graisses et bien nettoyer la friteuse .

Comment ça se passe avec les clients ? Vous avez parfois des clients difficiles ?
Les clients, ça se passe relativement bien.  Il faut bien se rendre compte que cinquante pour cent du travail réussi, c’est l’accueil ! S’il y a déjà un sourire derrière le comptoir, s’il y a une bonne prise en main du client, il est déjà beaucoup plus facile à servir. Maintenant il faut le reconnaître, des clients faciles, on ne peut pas en avoir tout le temps.

Ecoutez l’interview

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